Sur la Côte d’Azur, acheter un bien reste un luxe, même si les baisses récentes font timidement gagner quelques mètres carrés. À Cannes, les acheteurs peuvent à peine souffler…
Pour ceux qui espéraient une vraie bouffée d’air en 2025 sur le marché de l’immobilier, il faudra encore patienter. En France, les prix des appartements évoluent de manière très contrastée selon les villes. Et sur la Côte d’Azur, sans grande surprise, les ajustements sont à peine visibles.
Une étude relayée par Capital s’appuie sur les données du site SeLoger et repose sur une simulation pour un couple qui emprunte sur 20 ans à un taux fixe de 3,35%, avec des mensualités représentant un tiers de leur revenu médian. Ce calcul permet d’estimer le nombre de mètres carrés accessibles dans 51 communes françaises. Une méthode qui met en lumière les écarts importants entre les grandes villes.
À Cannes, les acheteurs gagnent un peu de surface

À Cannes, les données publiées montrent une légère baisse de 2% des prix de l’immobilier. De quoi faire gagner… quelques centimètres, ou presque. Le pouvoir d’achat immobilier reste quasi inchangé.
Avec un budget calé sur un emprunt à 3,35% sur 20 ans et des mensualités équivalentes à un tiers du revenu médian, un couple qui souhaite s’installer dans la cité des festivals peut désormais viser 29 mètres carrés. C’est exactement la même surface qu’au début de l’année.
La situation est plus ou moins identique dans les autres grandes villes des Alpes-Maritimes, comme à Antibes ou à Nice. Malgré des baisses allant jusqu’à 2,9% dans la capitale azuréenne, on passe de 34 à 35 mètres carrés possibles avec le même budget.
Une timide progression donc qui confirme que sur la Côte d’Azur, les prix au mètre carré restent parmi les plus élevés de France. Résultat, les acheteurs doivent se contenter de petites surfaces, pour des montants toujours aussi élevés.
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À l’échelle nationale, certaines villes affichent une meilleure évolution. À Amiens, les prix ont chuté de 7,4% depuis janvier. Mais dans le Sud-Est, la tendance est à la stagnation. Seules 15 des 51 communes étudiées montrent une amélioration notable. Pour l’heure, à Cannes, on paie toujours aussi cher… pour très peu d’espace.


