Lancé à l’initiative du maire de Cannes David Lisnard, le mouvement #JeLisSansal pour soutenir l’écrivain emprisonné en Algérie gagne vite du terrain. De nombreuses villes s’y associent dans toute la France.
Un appel parti de Cannes, déjà relayé à travers le pays. Ce vendredi 21 juin, plus d’une centaine de villes participeront à une mobilisation inédite en soutien à Boualem Sansal. L’écrivain franco-algérien de 80 ans, gravement malade, est détenu en Algérie depuis novembre de façon arbitraire.
À l’origine de ce mouvement baptisé #JeLisSansal, le maire de Cannes, David Lisnard, qui s’implique depuis des mois pour dénoncer l’emprisonnement de l’écrivain. L’édile interpelle régulièrement l’État français.
Une mobilisation transpartisane pour défendre la liberté d’expression

“Nous devons réveiller l’exécutif français et le monde artistique pour obtenir enfin un sursaut diplomatique”, alerte le maire.
En partenariat avec le Comité international de soutien à Boualem Sansal, présidé par l’ancienne ministre Noëlle Lenoir, la mobilisation s’est rapidement transformée en un mouvement national. Près de 150 communes ont emboîté le pas. Certaines organisent des lectures publiques en installant des espaces dédiés dans leurs médiathèques ou affichant le portrait de l’auteur.
À Cannes, l’opération s’étend sur deux journées. Des textes de Sansal seront lus dans plusieurs lieux, notamment par Jean-Baptiste Andrea, auteur cannois et prix Goncourt 2023. Quatre médiathèques accueilleront également des espaces consacrés à ses œuvres.
📚 Près de 150 communes mobilisées pour #JeLisSansal, initiative portée par @davidlisnard & le @CSoutienBS
📅 Rendez-vous le 20 juin dans les bibliothèques, librairies & lieux culturels ! 🇫🇷@Benedetti65 @villecannes @ShannonSeban @StephaneRozes @noellelenoir pic.twitter.com/Tys5oHd4pK— Comité de soutien international à Boualem Sansal (@CSoutienBS) June 17, 2025
Des villes de droite comme Nice, Béziers, Toulouse, Ajaccio ou encore Neuilly-sur-Seine y participent. Tout comme des municipalités de gauche à l’image de Montpellier, Saint-Nazaire ou Laval. Des communes dirigées par le Rassemblement national, telles que Perpignan et Hénin-Beaumont, se sont aussi jointes à l’initiative. Une mobilisation transpartisane pour rappeler que la liberté d’expression ne devrait jamais dépendre des circonstances diplomatiques.
Boualem Sansal, condamné en mars à cinq ans de prison, est poursuivi en Algérie pour atteinte présumée à l’unité du territoire. Sa condamnation a suscité une vague d’indignation. “Chaque geste compte pour défendre la liberté”, martèle David Lisnard. Le message semble avoir été entendu.


