En 2025, la plateforme de locations saisonnières Airbnb a reversé plus de 210 millions d’euros de taxes de séjour en France. Un montant en légère hausse par rapport à 2024. Mais qu’en est-il de Cannes ?
Les chiffres confirment le poids économique du tourisme à Cannes. Dans un communiqué, Airbnb indique avoir collecté et reversé un peu plus de 210 millions d’euros à 26.600 communes et intercommunalités françaises en 2025. Ce montant progresse de 5% en un an. La plateforme avait ainsi reversé 199,5 millions d’euros de taxes de séjour en 2024 dans l’Hexagone.
Les Alpes-Maritimes enregistrent une record avec 15 millions d’euros collectés, soit une hausse de 35% en un an. C’est la cinquième plus forte progression départementale de France.
Cannes dans le top 5 des villes françaises

Sans surprise, Paris survole le classement avec 25 millions d’euros reversés par Airbnb l’an dernier. Nice se place 2e avec 5,7 millions, suivie par Marseille (3,2 millions).
Juste derrière ce trio de métropoles, Cannes tire son épingle du jeu avec 2,6 millions d’euros de taxes de séjour collectées par le leader de la location de courte durée en 2025. Une manne financière importante, alimentée par la bonne santé touristique de la ville, qui représente une ressource directe pour le territoire.
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Malgré ces retombées records, le marché de la location saisonnière à Cannes pourrait changer. Si les meublés de tourisme ne représentent officiellement que 13% des logements de la commune (dont 92% de résidences secondaires), la municipalité a décidé de passer à l’offensive pour protéger l’équilibre des quartiers.
Grâce à la loi “Le Meur” de novembre 2024, la mairie devrait instaurer des quotas sur le nombre de logements proposés en location sur Airbnb. Cette mesure s’appliquera à compter de l’été 2026 dans les zones les plus tendues, notamment dans le centre-ville et au Suquet.
En parallèle, la Ville déploie ses agents sur le terrain pour traquer les boîtes à clés installées illégalement sur l’espace public, une pratique interdite par arrêté municipal depuis 2023. Les autorités locales n’hésitent plus à fermer sans délai les “hôtels clandestins” afin de protéger la qualité de vie des habitants à l’année.
Si l’activité reste pour l’heure à un niveau très élevé, l’application de ces nouvelles restrictions pourrait stabiliser, voire faire fléchir ces chiffres dans les années à venir. La municipalité mise sur une gestion plus encadrée pour que l’économie du tourisme de passage ne se fasse pas au détriment de l’accès au logement pour les Cannois.
