Poursuivi pour diffamation par la Ligue des Droits de l’Homme après des propos tenus sur CNews, le maire Sébastien Leroy voit la plainte rejetée par le tribunal correctionnel de Paris.
C’est une victoire pour le maire de Mandelieu. Mardi 24 février, le tribunal correctionnel de Paris a rejeté la plainte pour diffamation déposée par la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) contre Sébastien Leroy.
L’affaire remonte à l’été 2023. Le 18 juillet, sur CNews, le premier magistrat avait vivement critiqué l’association, affirmant qu’elle était “l’instrument de l’islam radical en France”.
Une victoire face à une tentative “de censure politique”
Cette prise de parole intervenait dans un contexte tendu. Quelques jours plus tôt, la LDH avait obtenu la suspension d’un arrêté municipal interdisant la baignade en tenue habillée, dont le burkini, sur les plages de Mandelieu. L’association, estimant que ces accusations portaient atteinte à son honneur, avait attaqué Sébastien Leroy en justice pour diffamation.
Dans sa décision rendue mardi, le tribunal correctionnel de Paris estime que les déclarations incriminées s’inscrivent “du débat public et de la liberté d’expression” et ne caractérisent donc pas une infraction pénale.
Sébastien Leroy salue “une décision qui réaffirme un principe fondamental : en
démocratie, la confrontation des idées est la première des libertés”.
Une victoire pour le maire de Mandelieu, qui rappelle : “la plainte de la LDH à mon encontre n’avait en réalité, à mon sens, qu’un seul objectif : tenter d’exercer une censure politique pour dissuader à l’avenir quiconque oserait critiquer son action et ses dérives idéologiques”.
L’élu, candidat à sa réélection dans les cadres des municipales 2026, assure “vouloir continuer à défendre ses positions sur la sécurité publique et l’ordre sur les plages de Mandelieu”. Il se dit prêt à débattre “librement et sans avoir à passer devant les tribunaux”.

