Ce mercredi à Cannes, policiers nationaux et municipaux ont procédé à des contrôles pour vérifier le respect des nouvelles règles imposées aux conducteurs de trottinettes électriques et autres engins motorisés. Une opération à vocation pédagogique, avant que les sanctions ne tombent.
C’est le premier département en France à adopter ce dispositif ! Partout dans les Alpes-Maritimes depuis le 2 avril, un arrêté préfectoral oblige les conducteurs de trottinettes électriques et autres engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) d’être équipé d’un casque ainsi qu’un gilet réfléchissant.
Cette mesure inédite, mise en place par le préfet Laurent Hottiaux, vise à limiter le nombre d’accidents. Car les chiffres font froid dans le dos. En 2025, les sapeurs-pompiers ont effectué 710 interventions impliquant un EDPM (contre 468 en 2023). Pire encore, 9 accident mortels ont été enregistrés dans le département depuis 2020.
Une mesure globalement comprise par les usagers

Avant de dresser les premières contraventions, la préfecture a choisi de miser sur la prévention. Ce mercredi 8 avril, une opération de contrôle de sécurité routière a été menée à Cannes pour rappeler aux usagers l’obligation de porter casque et gilet rétro-réfléchissant.
“L’accidentalité des EDPM est forte ici dans les Alpes-Maritimes. C’est la raison pour laquelle le préfet a souhaité prendre ces mesures”, nous explique Nadia Hulin, cheffe du bureau de la sécurité routière à la préfecture.
Avant d’ajouter : “Nous sommes ici pour faire de la pédagogie. Il faut que la mesure soit comprise par les usagers. La vie n’a pas de prix. Cette obligation est surtout pour la sécurité de tous.”
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Du côté du Vieux-Port, des effectifs de la police nationale et municipale ont été déployés. En une heure, sur ce point de passage très fréquenté, une dizaine d’usagers ont été contrôlés. Si la majorité respectait déjà les règles, certains ont découvert cette nouvelle obligation sur place.

Parmi eux, Anthony, lycéen, muni d’un casque intégral, n’a en revanche pas de gilet jaune : “Je n’était pas au courant de cette nouvelle mesure. Mais je préfère être en règle plutôt que de payer une amende”.
Mais Gurvan, qui circule casqué sur son skateboard électrique, ne comprend pas l’obligation de porter un gilet jaune la journée : “La nuit oui, mais le jour je ne vois pas trop l’intérêt. Mais si c’est la loi, je vais bien sûr aller en acheter un. C’est vrai que le danger vient de partout”.
Tout juste arrivé à Cannes, Julien, lui, est en règle : “Je trouve ces mesures totalement normales. Il vaut mieux porter un casque et un gilet que de finir à l’hôpital avec un traumatisme crânien”. Seule une personne contrôlée cet après-midi n’avait ni casque, ni gilet.
Pas de verbalisation pour cette opération de sensibilisation. Mais la tolérance ne durera pas. Dès samedi 11 avril, l’absence de casque sera sanctionnée par une amende de 35 euros. De même pour le défaut de gilet rétro-réfléchissant. Une contravention qui peut donc grimper à 70 euros en cumulé. De quoi inciter les usagers à se mettre rapidement en conformité…
