À partir de ce jeudi, le casque et le gilet réfléchissant deviennent obligatoires dans tout le département pour les usagers de trottinettes électriques et autres engins de déplacement. Une mesure qui vise à répondre à une hausse des accidents.
Nouvelles règles en vue pour les utilisateurs de trottinettes électriques sur dans les communes des Alpes-Maritimes. Dès ce jeudi 2 avril, circuler en trottinette électrique, gyropodes, monoroues et hoverboards dans les Alpes-Maritimes ne se fera plus sans équipement adapté.
Ce mardi 31 mars, le préfet Laurent Hottiaux a pris un arrêté visant à durcir les règles pour réduire les risques sur la route. Il faut dire que ces moyens de déplacement sont de plus en plus utilisés au quotidien.
Règles plus strictes, amendes

Concrètement, tous les usagers d’engins de déplacement personnel motorisés, trottinettes électriques, gyropodes, monoroues et hoverboards, devront porter un casque homologué, ainsi qu’un gilet rétro réfléchissant. Et cela en permanence, de jour comme de nuit, que l’on circule à Cannes, Mandelieu ou ailleurs dans le département.
“À compter du jeudi 2 avril 2026, tout usager d’un engin de déplacement personnel motorisé doit être coiffé d’un casque de protection homologué, correctement attaché, et porter un gilet rétro réfléchissant pendant toute la durée de la circulation, de jour comme de nuit”, a fait savoir le représentant de l’État.
Une courte période de tolérance est tout de même prévue pour permettre aux utilisateurs de s’équiper. Passé ce délai, les contrôles seront plus stricts.
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Cette décision s’appuie sur des chiffres jugés préoccupants. En 2025, les secours sont intervenus à 710 reprises pour des accidents impliquant ces engins, contre 468 deux ans plus tôt. Une progression de plus de 50 %.
“Cela représente ainsi une moyenne quotidienne de 2 accidents” indiquent les autorités, avec souvent des blessures sérieuses à la clé. Deux personnes ont perdu la vie l’an dernier. Neuf décès ont été recensés depuis 2020 dans le département.
Le non-respect des nouvelles obligations pourra entraîner une amende de 35 euros. Une mesure déjà expérimentée localement. À Nice, un arrêté similaire avait été mis en place en 2025, entraînant une hausse visible du port du casque chez les usagers.
