Des plongeurs bénévoles et des marins sont parvenus à retirer un « filet fantôme » qui polluait les fonds marins dans la baie de Cannes. Cette opération d’urgence menée aux îles de Lérins a permis de libérer de nombreuses espèces marines prises au piège.
C’est un piège invisible et redoutable. À l’occasion de la Journée mondiale de l’océan, qui s’est tenue ce lundi 8 juin, plongeurs et marins ont décidé de s’attaquer à une véritable pollution sous-marine, les filets fantômes.
Ces équipements perdus, souvent égarés par les pêcheurs à cause des tempêtes et des coups de mer, se transforment en redoutables pièges permanents. Une fois abandonné, ce matériel continue de capturer les poissons en continu, et ravage l’écosystème marin.
Une opération d’ampleur pour extraire un filet des eaux de Cannes

L’un de ces engins de pêche a été remonté à la surface il y a quelques jours à Cannes. Il se trouvait au fond de la mer, à l’est des îles de Lérins.
Pour le retirer et nettoyer ce coin de Méditerranée, une vaste opération a été lancée par le département des Alpes-Maritimes mobilisant de nombreux acteurs. L’association Naturdive, des pêcheurs professionnels et la mairie de Cannes ont procédé au retrait du filet des fonds marins. Et le bilan de la pêche est impressionnant.
Les équipes ont sorti de l’eau 1.200 mètres de filets, représentant un mètre cube complet de déchets de plastique et de cordages. Grâce à cet effort collectif, 4.000 mètres carrés de fonds marins respirent à nouveau. « Chaque filet retiré est une victoire pour la biodiversité », rappelle le département.
L’autre bonne nouvelle, c’est que plusieurs espèces marines qui s’étaient retrouvées prises au piège de ces mailles meurtrières ont pu être extraites à temps. Les bénévoles de Naturdive se sont immédiatement occupés des animaux capturés pour les soigner et les remettre à l’eau dès que leur état de santé le permettait.
Depuis 2023, le département des Alpes-Maritimes soutient ce genre de traque sur tout le littoral azuréen à travers ses plans environnementaux, en lien avec l’Office français de la biodiversité.
Chaque année, près de 80.000 kilomètres carrés de filets de pêche sont ainsi abandonnés à la dérive dans les océans de la planète.
