Supprimée pour les résidences principales, la taxe d’habitation continue de s’appliquer aux résidences secondaires. Cet impôt reste une manne financière pour de nombreuses communes. En 2024, elle a rapporté près de 4 milliards d’euros. Mais quelles sont les villes de la Côte d’Azur qui en tirent le plus profit ?
Posséder une résidence secondaire, c’est souvent synonyme de week-ends au soleil et de vacances attendues toute l’année. Pour les communes, c’est aussi un levier financier important. Il faut dire qu’avec la disparition de la taxe d’habitation sur les résidences principales en 2023, de nombreuses villes ont vu une part significative de leurs recettes locales s’évaporer…
Pour équilibrer les comptes, il reste un outil encore bien en place : la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS). Dans certaines communes, cet impôt pèse lourd dans le budget municipal. Et sur ce terrain, la Côte d’Azur tire clairement son épingle du jeu. Très prisée par les Français comme par les acheteurs étrangers, elle fait partie des territoires où les villes encaissent parmi les montants les plus élevés de l’Hexagone.
Combien rapporte la taxe d’habitation sur les résidences secondaires dans ces villes de la Côte d’Azur ?

En 2024, la taxe d’habitation sur les résidences secondaires a généré près de 3,9 milliards d’euros. Sur ce total, 436 millions d’euros proviennent de la seule surtaxe, soit un peu plus de 11% des recettes. Une pratique encore limitée puisque, sur les 34.940 communes recensées, seules 1.461 (environ 4%), ont choisi d’activer cette majoration, qui peut grimper jusqu’à 60%.
La plateforme spécialisée dans l’immobilier Green Acres vient de classer les 25 villes les plus contributrices. Sans surprise, Paris écrase le classement. En 2024, la capitale a engrangé à elle seule 334 millions d’euros grâce à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires.
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Derrière Paris, la Côte d’Azur s’invite en force. Nice décroche la deuxième place avec 63,8 millions d’euros récoltés sur l’année. La ville a fait le choix d’appliquer la surtaxe maximale portée à 60% sur les résidences secondaires.
Cannes suit de près et se hisse à la troisième position des villes françaises dont la taxe d’habitation sur les résidences secondaires rapporte le plus. La cité des festivals a perçu plus de 44,2 millions d’euros en 2024, grâce à ses 23.692 résidences secondaires.
Particularité locale, la municipalité n’a pas instauré de surtaxe. Le taux reste fixé à 29,44%. Concrètement, posséder un pied-à-terre à Cannes représente en moyenne une facture annuelle de 1.867 euros au titre de la taxe d’habitation.
Antibes figure également dans le haut du classement. La ville se place 5e avec 28,8 millions d’euros de recettes et applique une majoration de 40% aux propriétaires de résidences secondaires.
De son côté, Mandelieu figure à la 24e place du classement, avec 13,3 millions d’euros encaissés grâce à la taxe d’habitation en 2024. Pour les propriétaires, le coût annuel moyen atteint 2.245 euros. Même si la municipalité pratique la surtaxe à 50%, celle-ci n’évolue pas en 2026 et le taux demeure à 24,53%.


