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    Harcèlement scolaire. “Ce n’est pas parce qu’on est petit qu’on a de petits soucis” : à Cannes, l’appel de Nora Fraisse à un sursaut collectif

    Hadrien Acaldi12/06/2025
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    nora fraisse marion la main tendue harcèlement scolaire
    Nora Fraisse. Photo : DR

    INTERVIEW — Nora Fraisse, fon­da­trice de l’association “Mar­i­on La Main Ten­due”, appelle à une mobil­i­sa­tion nationale con­tre le har­cèle­ment sco­laire. À l’oc­ca­sion d’un grand col­loque organ­isé à Cannes en parte­nar­i­at avec la Ville, elle revient sur son engage­ment quo­ti­di­en et les actions con­crètes à met­tre en place.

    Créée il y a plus de dix ans par Nora Fraisse, après le sui­cide de sa fille Mar­i­on vic­time de har­cèle­ment sco­laire, l’association “Mar­i­on la Main Ten­due” est dev­enue une référence nationale. Depuis, sa prési­dente mul­ti­plie les actions pour faire enten­dre la voix des enfants.

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    Du 11 au 12 juin, un col­loque d’ampleur nationale est organ­isé à Cannes à l’E­space Mira­mar. Deux jours de con­férences, d’échanges et de sen­si­bil­i­sa­tion pour alert­er et mobilis­er. Pour elle, il y a urgence à agir sur tous les fronts.

    Pourquoi avoir décidé de lancer le pre­mier grand col­loque sur le har­cèle­ment sco­laire à Cannes ?

    Nora Fraisse : Je voulais un événe­ment fort, mar­quant. À Cannes, le vis­age de Mar­i­on est affiché partout en ce moment, c’est très émou­vant. J’ai pro­posé à David Lis­nard un grand col­loque nation­al sur deux jours, entière­ment cen­tré sur l’enfant avec des con­férences, des échanges et une représen­ta­tion d’une pièce de théâtre. On a pen­sé le pro­gramme pour sen­si­bilis­er tous les publics. Il a accep­té immé­di­ate­ment. Je le remer­cie, lui et ses équipes.

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    • À LIRE AUSSI : “La trans­gres­sion ne doit pas rester impunie” : Cannes mise sur les travaux d’intérêt général pour respon­s­abilis­er les élèves sanc­tion­nés

    Le har­cèle­ment sco­laire est une urgence, et ce type d’initiative per­met de mobilis­er large­ment. Il faut replac­er l’enfant au cen­tre des poli­tiques publiques.

    Pourquoi les chiffres du har­cèle­ment restent-ils si élevés ?

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    Un enfant sur cinq est vic­time de har­cèle­ment sco­laire. C’est beau­coup trop. Il y a une mécon­nais­sance du sujet. Les poli­tiques sont trop sou­vent décon­nec­tés du ter­rain. Ils ne vont pas dans les class­es, ne voient pas ce que vivent les enfants. Avec notre asso­ci­a­tion “Mar­i­on la Main Ten­due”, on conçoit des out­ils péd­a­gogiques adap­tés à tous les pro­fils, y com­pris les enfants en sit­u­a­tion de hand­i­cap. Je suis sur le ter­rain au moins trois fois par mois. Pour agir, il faut for­mer tous les adultes : enseignants, édu­ca­teurs, familles. La préven­tion com­mence dès la mater­nelle.

    Com­ment repér­er les signes qu’un enfant est vic­time de har­cèle­ment ?

    nora fraisse marion la main tendue harcèlement scolaire
    Pho­to : DR

    Il faut être atten­tif aux sig­naux non ver­baux comme le repli sur soi, change­ment bru­tal de com­porte­ment. Un enfant ne par­le pas tou­jours, sou­vent par peur, par honte, ou parce qu’on ne l’a pas cru. Il ne suf­fit pas de lui dire de par­ler : il faut créer un cli­mat de con­fi­ance. Les par­ents doivent abor­der le sujet naturelle­ment, comme ils par­lent d’hygiène ou de san­té. On apprend à l’enfant à met­tre des mots sur ce qu’il vit. La pire des répons­es, c’est le silence. Le mutisme est un sig­nal d’alarme.

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    Selon vous, l’É­d­u­ca­tion nationale agit-elle suff­isam­ment ?

    Elle pro­gresse, mais tout n’est pas en place. Ce n’est pas un manque de volon­té, mais de moyens et de for­ma­tion. L’enseignant ne peut pas tout faire : il éval­ue, accom­pa­gne, gère la classe. 65% des pro­fesseurs dis­ent se sen­tir dému­nis face au har­cèle­ment. Il faut ren­forcer la for­ma­tion ini­tiale et con­tin­ue, et rap­pel­er que le har­cèle­ment est inter­dit, puni par la loi. Il ne suf­fit pas de dire que c’est grave, il faut agir con­crète­ment dans chaque étab­lisse­ment, avec des équipes for­mées et des out­ils adap­tés.

    Quel rôle jouent les par­ents ?

    Les par­ents ont un rôle cen­tral. On leur dit sou­vent : “atten­tion à votre enfant vic­time”, mais on oublie que pour un enfant harcelé, il y en a cinq qui har­cè­lent. Le dan­ger peut venir de son pro­pre foy­er. Il faut bris­er les tabous, par­ler du har­cèle­ment comme d’un vrai risque. Aujourd’hui, il est encore perçu comme un sujet par­mi d’autres, alors qu’il est fon­da­men­tal. Sen­si­bilis­er les familles, c’est aus­si les respon­s­abilis­er. Un par­ent infor­mé pour­ra mieux détecter, réa­gir et accom­pa­g­n­er.

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    Et le cyber­har­cèle­ment dans tout ça ?

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    C’est la pro­lon­ga­tion du har­cèle­ment à l’école. Un enfant insulté dans un couloir peut l’être ensuite en ligne, avec un effet de meute. Le numérique crée un sen­ti­ment d’impunité. Il faut donc agir sur les deux fronts : préven­tion à l’école et édu­ca­tion au numérique. On con­seille aux enfants de pass­er leurs comptes en privé, de sig­naler, de prévenir leurs par­ents. Der­rière les écrans, il y a par­fois du deep­fake, du revenge porn. Les valeurs qu’on défend : respect, con­sen­te­ment, ami­tié. On ne peut pas inter­dire le numérique, mais on doit l’accompagner.

    Pourquoi inter­venir dans le monde du sport, comme avec l’AS Cannes ?

    Le har­cèle­ment ne s’arrête pas aux portes de l’école. Il est aus­si dans les ves­ti­aires, les trans­ports, les clubs. Là où il y a social­i­sa­tion, il y a risque de mise à l’écart. Les garçons subis­sent sou­vent des vio­lences physiques, les filles des vio­lences psy­chologiques. On agit partout : le sport est un levi­er fort pour la préven­tion. Il per­met de trans­met­tre des valeurs de respect et d’entraide. Il faut que les par­ents et les encad­rants pren­nent cela au sérieux. Min­imiser, c’est laiss­er faire.

    Le pro­gramme pHARe, pour lequel vous avez con­tribué, est-il une vraie solu­tion ?

    Oui, s’il est appliqué sérieuse­ment. Il faut mesur­er le cli­mat sco­laire, for­mer des élèves ambas­sadeurs, impli­quer les pro­fesseurs et organ­is­er des actions con­crètes. Quand tous ces élé­ments sont réu­nis, les résul­tats sont là. Mais beau­coup d’établissements n’ont pas encore d’équipe for­mée. L’engagement doit venir de tous. Par­fois, c’est un pro­fesseur de sport ou un CPE qui détecte les sig­naux. Le pro­gramme pHARe est une bonne base, mais il demande une vraie volon­té locale pour être effi­cace.

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    Une con­ven­tion a été signée à Cannes entre la mairie et l’A­cadémie de Nice pour lut­ter effi­cace­ment con­tre le har­cèle­ment sco­laire. Un pas impor­tant ?

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    Oui, c’est un sig­nal fort. La préven­tion passe aus­si par les com­munes. Avant d’être au col­lège, les enfants sont dans les rues, les cen­tres de loisirs, les clubs sportifs. Les villes ont un rôle essen­tiel à jouer. Ce parte­nar­i­at entre la Ville de Cannes et le rec­torat de Nice per­met d’agir de manière coor­don­née. C’est un mod­èle à repro­duire ailleurs. On avance, pas à pas, et chaque ini­tia­tive ter­ri­to­ri­ale compte. L’engagement local est sou­vent plus réac­t­if que les grandes poli­tiques nationales.

    Quelles sont, selon vous, les pri­or­ités pour faire évoluer la lutte con­tre le har­cèle­ment sco­laire, notam­ment en matière de san­té men­tale ?

    Il faut agir partout, surtout hors des grandes villes. Dès qu’il y a des enfants, il faut être présent, for­mer, accom­pa­g­n­er. Trop d’actions restent con­cen­trées à Paris.

    La san­té men­tale des enfants est encore trop nég­ligée. Ce n’est pas parce qu’on est petit qu’on a de petits prob­lèmes. Le har­cèle­ment a des con­séquences graves : isole­ment, pho­bie sco­laire, échec, récidive. Il faut un sur­saut col­lec­tif. Je suis con­va­in­cue qu’en agis­sant tous ensem­ble, on peut bâtir une France apaisée pour nos enfants.

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    Ren­dez-vous sur le site de l’as­so­ci­a­tion “Mar­i­on La Main Ten­due” pour faire un don.

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