À Cannes, les loyers bondissent avec une hausse importante en seulement un an, bien au-dessus de la moyenne nationale. Une flambée des prix qui fragilise le budget des ménages. D’autant que l’achat d’un logement reste réservé aux budgets les plus solides.
Il ne fait pas bon chercher un toit à Cannes en ce moment. Si vous aviez l’espoir d’une petite accalmie sur le marché immobilier, il faudra se montrer patient. Les derniers chiffres viennent de tomber et ils pèsent lourd sur le budget logement des Cannois.
En un an, les loyers à Cannes ont bondi de 8,5% selon le spécialiste SeLoger. Une hausse bien plus élevée que la moyenne nationale qui plafonne à 2,5%.
À Cannes, des loyers toujours parmi les plus chers de la Côte d’Azur

Pour se loger à Cannes, il faut désormais compter en moyenne 19 euros le mètre carré pour un appartement en location. Ce prix grimpe même à 23 euros dès que l’on recherche une maison. De quoi compliquer sérieusement la vie des étudiants, des jeunes actifs et des travailleurs saisonniers.
Car plus le logement est petit, plus la facture au mètre carré flambe. Les petites surfaces, à savoir un studio, atteignent presque 27 euros du mètre carré dans le centre-ville.
- À LIRE AUSSI : À Cannes, mais pourquoi la Ville vient d’acheter une villa historique des années 1920 pour 3 millions d’euros ?
Concrètement, louer un simple studio de 20 mètres carrés vous coûtera désormais 538 euros par mois, hors charges. Pour ceux qui ont besoin d’un peu plus d’air, un deux-pièces de 50 mètres carrés se négocie en moyenne autour de 1.000 euros.
Acheter à Cannes, pourquoi la rentabilité stagne malgré la flambée des prix ?
On pourrait imaginer que les propriétaires profitent pleinement de cette situation, mais la réalité est moins simple. Pour acheter un appartement à Cannes, il faut débourser en moyenne 6.000 euros du mètre carré. Et même plus de 7.000 euros dès que l’on vise une maison.
Résultat, même avec des loyers qui grimpent, la rentabilité stagne autour de 3,8%. C’est le paradoxe cannois. En clair, le prix d’entrée est tellement élevé qu’il finit par grignoter les bénéfices espérés par les investisseurs.
- À LIRE AUSSI : “Plus de 11.800 euros le m2” : cette rue de Cannes se classe dans le top des plus chères de France en 2026
Le marché reste donc verrouillé par des prix de vente prohibitifs et une demande locative qui ne faiblit jamais. Pour les familles qui hésitent encore à franchir le pas de l’achat, le calcul est vite fait. Acheter demande un capital de départ colossal. Et louer devient chaque mois un peu plus compliqué.
