Après des mois de tension sur le marché, les acheteurs espéraient un vrai souffle sur la Côte d’Azur. Mais la baisse reste timide. À Cannes, les prix ne reculent que très légèrement. Le rêve d’un achat plus accessible reste hors de portée pour beaucoup.
Les signaux d’un léger redémarrage du marché immobilier apparaissent enfin. En juillet, les prix des logements anciens ont progressé de 0,1% en moyenne en France, pour atteindre 3.115 euros le mètre carré, selon le spécialiste SeLoger.
Depuis le début de l’année, la hausse s’élève à 1,1%. À travers l’Hexagone, les évolutions restent contrastées selon les villes. Certaines voient leurs tarifs remonter plus vite, d’autres continuent de corriger.
Cannes, toujours dans le haut du panier

Sur la Côte d’Azur, l’ajustement est timide, surtout dans les zones les plus recherchées. La demande reste forte et limite toute baisse significative.
À Cannes, le prix moyen atteint 5.957 euros le mètre carré en août 2025. Mais depuis janvier, il a reculé de seulement 0,5%.
Sur un an, la variation est à peine positive, à 0,7%. Autrement dit, les acheteurs espérant une vraie opportunité devront encore patienter. Chaque petite baisse attire toutefois l’attention, alors que le marché reste toujours tendu.
Antibes affiche un profil différent. Les tarifs y ont chuté de 3,8% depuis le début de l’année et de 2,5% sur douze mois.
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Pourtant, le prix moyen y dépasse légèrement celui de Cannes, à 5.979 euros. Nice, elle, enregistre un repli de 1,8% depuis janvier et de 0,7% sur un an. Dans la capitale azuréenne, il faut compter en moyenne 5.039 euros le mètre carré.
Sur la Côte d’Azur, acheter reste un luxe. Même avec ces ajustements, les prix demeurent parmi les plus élevés du pays. Et si la tendance nationale s’oriente vers une reprise, ici, le rêve immobilier ne se brade toujours pas.

