Mandelieu a rendu hommage au gendarme Éric Comyn, tué il y a un an lors d’un refus d’obtempérer. Un rond-point porte désormais son nom et un monument sera bientôt érigé.
Il y a un an jour pour jour, Éric Comyn, gendarme de 54 ans et père de deux enfants, perdait la vie lors d’un contrôle routier à Mougins. Un chauffard multirécidiviste avait refusé d’obtempérer avant de le faucher mortellement.
Ce mardi, Mandelieu a rendu hommage au gendarme lors d’une cérémonie particulièrement émouvante. Devant l’hôtel de la police municipale, ses proches, des habitants, des élus et ses camarades d’armes s’étaient réunis pour honorer sa mémoire.
Un hommage fort et symbolique, une colère intacte

À cette occasion, le rond-point Saint-Exupéry, situé à l’entrée de la ville, à deux pas du peloton motorisé où servait l’adjudant-chef Éric Comyn, porte désormais son nom en toutes lettres. La Ville a annoncé que l’espace sera bientôt illuminé afin que “l’hommage reste visible de jour comme de nuit”.
Un monument commémoratif y sera également inauguré l’année prochaine, a confirmé le maire Sébastien Leroy. “Ce drame à lui seul montre à quel point aujourd’hui le système ne fonctionne plus”, a déclaré l’élu, saluant le “courage admirable” d’Harmonie Comyn. “Ne rien oublier, ne rien excuser et faire en sorte que tout change”, a‑t-il lancé.
La décision d’associer durablement la mémoire du militaire à un lieu de la commune a bouleversé sa famille. “Savoir que mes enfants pourront voir cet édifice au gré de leurs passages me réchauffe le cœur. Mille mercis pour cela”, a confié la veuve Harmonie Comyn, très émue.
Demain, mardi 26 août à 14h30 à l’Hôtel de Police Municipale de #Mandelieu, hommage à l’adjudant-chef Éric Comyn, tombé en service il y a 1 an.
Aux côtés de sa famille et de ses frères d’armes, ne rien oublier, ne rien pardonner, agir pour que tout change. #France pic.twitter.com/wmSHtqcZ1s— Sebastien LEROY (@SebastienLeroy_) August 25, 2025
Comme il y a un an, Harmonie Comyn a pris la parole avec des mots forts, dénonçant des failles qu’elle juge inacceptables. L’an dernier déjà, elle avait marqué les esprits par une formule glaçante : “La France a tué mon mari”. Ses propos, largement relayés, continuent de résonner aujourd’hui comme un cri de douleur et de révolte.
L’édile a tenu à saluer la force de ses paroles. “Depuis que vous avez parlé, vous avez libéré la voix de ceux qui ont tout perdu. Vous avez aussi porté la voix du peuple de France, qui dans sa grande majorité n’accepte plus cette situation et réclame que l’ordre soit rétabli”.
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Un an après, le souvenir d’Éric Comyn reste vif. Sa famille et ses collègues veulent croire que son sacrifice ne sera pas oublié et qu’il servira à ouvrir les yeux sur un système en crise.

