Au Mipim de Cannes, les stands du Golfe continuent d’exposer leurs projets immobiliers spectaculaires. Mais cette édition 2026 se déroule dans un contexte particulier. La guerre au Moyen-Orient complique les déplacements de certaines délégations et alimente une certaine prudence dans les discussions.
Impossible de les manquer. Au Mipim 2026, les grands projets saoudiens s’affichent en grand sur la façade du Palais des Festivals de Cannes et attirent les visiteurs. Maquettes géantes, vidéos immersives, quartiers ultra futuristes… Les ambitions immobilières du royaume occupent une place centrale dans le salon.
Dans l’un des stands d’Invest Saudi, une immense maquette présente Dariya, un projet urbain estimé à 63 milliards de dollars près de Riyad. Un peu plus loin, une salle sombre projette des images du futur quartier New Murabba, également prévu dans la capitale saoudienne.
À Cannes, les investisseurs immobiliers du Golfe face aux incertitudes

Officiellement, rien ne change. Les représentants saoudiens assurent que les rencontres avec les investisseurs continuent. “Business as usual”, résument-ils, rapporte l’AFP, tout en évitant soigneusement d’évoquer le conflit.
Dans les coulisses, la situation est pourtant plus compliquée. Le trajet de certaines délégations venues du Golfe s’est révélé long et parfois incertain. Plusieurs entreprises n’ont pas pu faire venir leurs collaborateurs basés à Dubaï.
La délégation d’Abu Dhabi a finalement annulé sa venue. Sur le stand du Qatar, aucun responsable officiel n’est attendu.
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Selon Nicolas Boffi, directeur du salon, l’impact reste limité. “Il y a eu quelques annulations sporadiques, principalement de personnes coincées à Dubaï”, explique-t-il à l’AFP. Les aéroports de la région ont en effet connu plusieurs interruptions de trafic ces derniers jours.
Pour les pays du Golfe, l’immobilier reste un levier clé pour diversifier leurs économies. Mais certains investisseurs internationaux restent prudents. Un responsable d’une société allemande confie à l’AFP que peu d’acteurs étrangers se lancent pour l’instant sur ces marchés jugés encore peu transparents.
