À l’approche des beaux jours, la qualité de l’eau sur les plages de la Côte d’Azur devient un vrai sujet. À Cannes, certaines zones se démarquent nettement avec des résultats sanitaires exemplaires.
À l’approche des beaux jours sur la Côte d’Azur, entre premiers bains de soleil et serviettes étendues sur le sable, une interrogation revient comme chaque saison. Où profiter de la mer sans risque sanitaire ? Un récent rapport publié par l’association Eau & Rivières de Bretagne, disponible sur le site La Belle Plage met en lumière la propreté des eaux de baignade sur les littoraux français.
Basé sur des données des quatre dernières années de l’Agence Régionale de Santé (ARS), ce classement indépendant, souvent critiqué par les communes, note les rivages en fonction de la propreté de leur eau de baignade.
Les plages sont classées en quatre catégories : “recommandé”, “peu risqué”, “déconseillé” et “à éviter”. Les analyses et les critères de cette étude sont nettement plus stricts que ceux appliqués par les institutions européennes.
La qualité de l’eau de ces plages de Cannes saluée pour leur propreté exceptionnelle
Dans les Alpes-Maritimes, trois plages se hissent dans la catégorie la plus valorisante, celle des sites “recommandés” – comprenez par là, des endroits où l’eau est presque irréprochable depuis des années. Et bonne nouvelle, deux d’entre elles se trouvent à Cannes.
Il s’agit des plages localisées sur la magnifique île Sainte-Marguerite, joyau naturel de l’archipel des îles de Lérins. Ces spots se classent 265e et 426e sur un total de 1858, avec des scores dépassant les 96 sur 100. Une véritable fierté locale !
Autre bonne nouvelle cependant. Celles situées le long des boulevards Jean Hibert et du Midi affichent des résultats rassurants. Selon le rapport, elles sont classées parmi les zones “peu risquées”, avec une qualité d’eau globalement stable et satisfaisante.
Mais tout n’est pas si rose sur le littoral cannois. Les plages plus proches du centre-ville comme Gazagnaire, Moure Rouge ou encore Bijou, obtiennent des résultats bien moins flatteurs. Elles apparaissant loin dans le classement, au-delà de la 1.500e place.
La célèbre Croisette et ses abords ne s’en sortent pas mieux. Ces secteurs sont rangés dans la catégorie “déconseillée”, avec un taux de bons résultats trop faible pour garantir une baignade sans risque.
Et la situation est encore plus critique à l’échelle départementale. Plusieurs sites de l’Est des Alpes-Maritimes figurent parmi les derniers du classement national. Menton, Roquebrune, Beaulieu, Saint-Jean-Cap-Ferrat, Saint-Laurent-du-Var ou encore Cagnes-sur-Mer voient certaines de leurs plages classées dans les 100 dernières. Des chiffres qui interpellent avant de poser sa serviette…
Ce rapport arrive au bon moment, à l’approche du début de la saison estivale. Pour ceux qui souhaitent nager en toute confiance, mieux vaut choisir son spot avec soin. Et à Cannes, l’île Sainte-Marguerite reste une valeur sûre, tant pour ses paysages que pour la qualité de son eau !


