La célèbre croix du massif de la Croix-des-Gardes surplombe à nouveau Cannes. Tombée en janvier 2024, l’œuvre a été reconstruite à l’identique, avec désormais un matériau plus résistant et bientôt un site entièrement aménagé.
Il aura fallu près de deux ans pour qu’elle retrouve son emplacement. Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2024, de fortes rafales de vent avaient fait tomber la croix monumentale installée au sommet du massif de la Croix-des-Gardes. Mais ce mardi 30 décembre 2025, l’édifice a enfin retrouvé le sommet du massif de Cannes.
Cette œuvre, réalisée en 1990 par le sculpteur Jean-Yves Lechevallier, domine Cannes depuis l’un des points hauts du massif. Après l’incident, la Ville avait promis une reconstruction fidèle à l’original. Engagement tenu. Le dessin et les proportions restent inchangés. Mais la structure, elle, a profondément évolué.
Retour d’un symbole de Cannes, renforcé pour durer

Si le chantier a pris plus de temps que prévu, c’est en raison de devis jugés trop élevés. En novembre dernier, le maire de Cannes David Lisnard avait évoqué un projet en métal estimé à 450.000 euros pour la seule structure. Une option finalement écartée par la Ville.
Alors pour mieux résister aux conditions météo, la nouvelle croix du massif de la Croix-des-Gardes a été réalisée en fibre de carbone. Un matériau plus léger et nettement plus résistant que l’acier inoxydable utilisé pour l’ancien monument.

“Ce choix s’est imposé pour ses qualités éprouvées face aux vents extrêmes”, précise la municipalité, qui s’appuie sur des technologies issues du secteur nautique et à des études approfondies menées par un bureau d’ingénierie.
L’épaisseur des matériaux a été revue, jusqu’à 8 millimètres selon les zones, afin de supporter des vents pouvant atteindre 240 km/h. Pour renforcer le tout, la croix repose désormais sur un énorme socle en béton armé.
Bientôt des espaces aménagés

Cette remise en place marque la première étape d’un projet plus large. Dès 2026, le site va évoluer avec l’aménagement d’un belvédère accessible aux personnes à mobilité réduite (PMR).
Aussi, une placette de 50 mètres carrés, du mobilier urbain et un belvédère en bois de huit mètres de diamètre vont être installés pour offrir un nouveau point de vue aux Cannois et aux promeneurs.
Le coût total de l’opération, reconstruction et réaménagement inclus, atteint 525.784 euros TTC, avec une contribution de 115.000 euros HT du Conservatoire du littoral. À noter que la seule reconstruction de la croix représente environ 220.000 euros HT.
