Au lendemain d’un week-end de violences urbaines et de pillages, de nombreuses mairies ont organisé un rassemblement ce lundi 19 octobre 2026, répondant à l’appel de l’AMF. À Mandelieu, Sébastien Leroy a tenu à réaffirmer son « soutien total et indéfectible » aux forces de l’ordre, dénonçant la gravité des exactions commises à travers le pays.
Solidarité, incompréhension et colère ce lundi devant l’hôtel de ville de Mandelieu. Répondant à la mobilisation initiée par l’association des maires de France (AMF), élus et habitants de Mandelieu se sont rassemblés à la mi-journée suite aux violences urbaines survenues samedi 17 octobre partout en France.
« La France a été frappée par ses ennemis de l’intérieur », a d’emblée lancé le maire Sébastien Leroy. « Ceux qui prêchent la haine de tout ce que représente notre pays, sont sortis ce 17 octobre. Ils ont bafoué, humilié et pillé la France. Plus de 2.000 commerces ont été ravagés, et des vies brisées ».
« L’État aujourd’hui est totalement impuissant », selon le maire de Mandelieu

Si comme Cannes, Mandelieu a été épargnée par les violences, la colère reste intacte au sein de la commune. L’édile, entouré des élus, a vivement condamné les faits commis par les émeutiers, appelant à un sursaut national : « Ça suffit ! Nous n’accepterons plus de vivre à genoux la tête courbée dans la repentance perpétuelle du passé. Soyons fiers d’être Français, soyez fiers d’être citoyens de ce grand pays. Il est de temps de se rappeler qui nous sommes ».
Sébastien Leroy a également dressé un constat sévère sur la situation du pays : « L’État aujourd’hui est totalement impuissant ». Il a alerté sur de possibles dérives sécuritaires, affirmant que « ce n’est pas une émeute ou un mouvement qui a dégénéré, c’est l’acte 1 d’une insurrection à six mois d’une élection présidentielle ». Le maire appelle ainsi à rétablir « l’ordre républicain » sans délai.
Poursuivant sa charge, il s’en est pris aux partisans de ce chaos : « Tout cela au nom de la nouvelle France, celle qui en réalité n’appelle qu’à la destruction de l’ancienne ». L’édile évoque des mouvements sociaux « incendiés par des parlementaires, des dirigeants politiques et par La France insoumise, qui n’est autre que la France insurrectionnelle ».
Il a dénoncé « les milices de l’extrême gauche organisées, motivées prêtes à tuer, et qui ont déjà tué, et dont les représentants siègent au parlement. »
Sur le plan politique, Sébastien Leroy s’en est pris à Emmanuel Macron, fustigeant un « président qui n’a jamais été à la hauteur de sa tâche ». Selon lui, « il aurait dû démissionner » face à la gravité de la crise.
Pour conclure ce rassemblement, le maire s’est adressé directement à la foule : « Je vous demande en tant que citoyen de témoigner de votre soutien à nos forces de l’ordre », martelant pour finir que « l’heure est à la révolte, l’heure est au combat ».
