Fraîchement réélu à Cannes, le maire David Lisnard évoque désormais un possible départ des Républicains (LR) sur fond de désaccord stratégique en vue de la présidentielle de 2027. Il dénonce le “manque de cohérence et de lisibilité” du parti.
Un tournant qui ressemble à une véritable fracture politique ! Quelques jours après sa réélection triomphale à Cannes, David Lisnard annonce vouloir prendre ses distances avec sa famille politique, dont il est vice-président. Invité ce mercredi 25 mars sur BFMTV, l’élu confie qu’il “pense” ne plus avoir sa place chez Les Républicains, dénonçant un fonctionnement qu’il juge désormais incohérent.
Sans officialiser immédiatement sa décision, il annonce vouloir s’entretenir dans les prochaines heures avec le président du parti. “Je le dirai d’abord à Bruno Retailleau”, précise-t-il. Un départ donc imminent.
Tensions autour de la présidentielle 2027
David Lisnard “pense qu’il n’a plus rien à faire chez LR” pic.twitter.com/98HYf5BRcy
— BFM Nice Côte d’Azur (@BFMCotedazur) March 25, 2026
Au centre des tensions, les modalités retenues pour choisir le candidat à la prochaine élection présidentielle. Mardi 24 mars, le bureau politique des Républicains a examiné plusieurs options, allant d’une primaire fermée réservée aux adhérents à une primaire ouverte aux sympathisants, jusqu’à une désignation directe de Bruno Retailleau comme candidat naturel. Une orientation qui s’éloigne de la primaire largement ouverte défendue par le maire de Cannes, présent lors de cette réunion.
Face à ce choix, David Lisnard, dénonce également un processus biaisé. “Je pense que je n’ai plus rien à faire chez LR” affirme-t-il, évoquant un “vote truqué” et un “non sens absolu”. Pour lui, la ligne actuelle “manque de clarté, de cohérence et de constance”, notamment après plusieurs positions jugées contradictoires ces derniers mois.
Cette prise de distance intervient dans un contexte particulier. L’élu azuréen, également à la tête de son parti Nouvelle Energie, a déjà annoncé en janvier sa volonté de se présenter à la présidentielle, sans attendre une désignation interne classique.
Il plaide pour une large primaire à droite, ouverte au-delà du seul parti, de Sarah Knafo à Nicolas Dupont-Aignan, mais sans Édouard Philippe. Une vision qui tranche avec celle adoptée par Les Républicains, dont les adhérents devront se prononcer en avril sur les modalités de désignation de leur candidat.
Dans l’attente de son échange avec Bruno Retailleau, David Lisnard laisse ainsi planer le doute sur la suite de son engagement au sein du parti. Bien que son départ semble déjà acté…
