Face à la flambée des refus d’obtempérer, la députée LR de Cannes Alexandra Martin hausse le ton. Un an après avoir déposé une proposition de loi restée en attente, l’élue relance le débat sur ces délits qui se multiplient et mettent en danger les forces de l’ordre comme les citoyens.
Encore une tragédie qui aurait pu être évitée. La mort de Mathis, percuté le 1er novembre à Lille par un chauffard multirécidiviste sous protoxyde d’azote ayant refusé un contrôle de police, ravive la colère. Un drame qui rappelle celui d’août 2024 à Mougins, lorsque le gendarme Éric Comyn avait été percuté dans des circonstances similaires. Ces faits, devenus tristement récurrents, témoignent d’une dérive inquiétante.
En 2024, 24.900 refus d’obtempérer ont été recensés en France, soit un toutes les 20 minutes. Une statistique qui s’aggrave encore cette année avec une hausse de 9% depuis janvier 2025. Des chiffres qui confirment une tendance inquiétante.
Frapper plus fort contre les auteurs de refus d’obtempérer
La députée LR et secrétaire générale de Nouvelle Énergie Alexandra Martin veut mettre un coup d’arrêt à cette spirale, qui dépasse la sécurité routière. “Nous le voyons malheureusement trop souvent, il met en danger nos forces de l’ordre et tous les usagers de la route. Face à cette hausse continue, j’ai déposé une proposition de loi en septembre 2024 pour sanctionner plus sévèrement ces comportements”, rappelle Alexandra Martin.
Pour y faire face, le texte propose un durcissement des peines avec trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende pour un refus d’obtempérer.
+9 % de refus d’obtempérer entre 2024 et 2025.
— Alexandra Martin (@MartinAlex06) November 4, 2025
24 900 délits recensés en 2024.
Ce délit, ce crime met en danger nos forces de l’ordre et tous les usagers de la route. Nous le constatons trop souvent.
J’ai déposé une PPL pour des sanctions renforcées en septembre 2024.
Il est… pic.twitter.com/oFAhnExNMH
En cas de récidive, la proposition de loi prévoit des sanctions plus lourdes, dont l’annulation du permis pendant 5 ans, voire son retrait définitif pour les cas aggravés.
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L’élue de la 8e circonscription des Alpes-Maritimes souhaite également s’attaquer à la dimension administrative du problème. Pour les étrangers impliqués, la loi permettrait de refuser ou de retirer un titre de séjour en cas de délit.
Un an après, Alexandra Martin réclame une mise à l’agenda rapide de son texte. “Il est temps d’inscrire ce texte à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale afin de rétablir l’autorité de l’État et garantir la sécurité de tous”, martèle-t-elle. Un appel à l’action dans un climat où les refus d’obtempérer ne cessent de se multiplier, souvent avec des conséquences dramatiques.

