Une importante opération de contrôle a été menée dans les Alpes-Maritimes ce jeudi. Bars, restaurants, gares et bus ont été passés au crible par une centaine de policiers. Résultat, plusieurs interpellations, et des infractions relevées dans des établissements.
La tension est montée d’un cran ce 24 juillet sur la Côte d’Azur. À l’aube, une opération d’envergure s’est déroulée dans différents secteurs du département.
Sous la coordination du préfet des Alpes-Maritimes, Laurent Hottiaux, plusieurs dizaines de policiers et gendarmes ont été déployés sur le terrain. Une action qui visait à repérer les personnes en situation irrégulière et lutter contre les filières illégales dans les secteurs à risque.
Un coup de filet simultané dans tout le département

Du centre-ville de Cannes aux gares de Nice et Mandelieu, en passant par le péage de la Turbie et les restaurants de la côte, les forces de l’ordre ont ciblé les lieux les plus exposés.
Dans les transports, pas moins de 86 bus et 231 véhicules ont été contrôlés. De quoi vérifier l’identité de plus de 2.200 personnes.
- À LIRE AUSSI : Cannes : un dispositif de sécurité renforcé les soirs de feux d’artifice, le préfet détaille les moyens déployés en ville
En parallèle, 17 établissements de restauration, de Grasse à Menton, et quelque uns de Cannes ont été inspectés. Au total, 24 étrangers en situation irrégulière ont été arrêtés. “Ces contrôles permettent de lutter efficacement contre le travail dissimulé et les réseaux souterrains”, souligne le préfet. Dix infractions ont été constatées, et des procédures administratives sont en cours.
Une stratégie assumée de fermeté
Ces opérations s’inscrivent dans une politique plus large menée depuis le début de l’année dans les Alpes-Maritimes. Selon les chiffres de la préfecture, plus de 2.600 étrangers en situation irrégulière ont déjà été interpellés dans le département depuis janvier. “Parmi eux, plus de la moitié présentait un profil à risque : délinquants, radicalisés ou en lien avec l’ordre public”, précise Laurent Hottiaux. Plus de 300 personnes ont été éloignées du territoire depuis janvier.
Le représentant de l’État assure que cette pression ne faiblira pas. “Ces opérations seront renforcées. Il est essentiel de faire respecter les règles, pour garantir la sécurité de tous et lutter contre les dérives économiques liées à l’immigration clandestine.”




