Le mimosa pourrait bientôt obtenir une reconnaissance européenne. Les producteurs locaux et les élus veulent sécuriser l’origine et la qualité de cette fleur emblématique de la Côte d’Azur.
C’est un trésor de la Côte d’Azur qui pourrait bientôt être labellisé. Depuis quelques semaines, les collines de notre région se parent du jaune éclatant du mimosa, de Bormes-les-Mimosas à Grasse, en passant bien sûr par Mandelieu-La Napoule. Et ce grâce à une floraison particulièrement bonne cette année.
Chaque hiver, la Route du Mimosa, qui s’étend sur plus de 130 km, attire des dizaines de milliers de visiteurs venus des quatre coins du globe. Les villages producteurs, les forêts parfumées ou encore l’emblématique Fête du Mimosa de Mandelieu et ses 45.000 spectateurs animent le territoire et boostent le tourisme hors saison.
Une reconnaissance européenne pour le mimosa ?

Alors que le salon de l’Agriculture a ouvert ses portes ce samedi 21 février à Paris, les mimosistes profitent de ce rendez-vous majeur pour mettre en avant la filière et demander l’Indication Géographique Protégée (IGP) à l’Union européenne.
“Nous saisissons le commissaire européen à l’Agriculture pour soutenir la reconnaissance d’une IGP pour le mimosa des Alpes-Maritimes et du Var. Cette protection est essentielle pour préserver les mimosistes, l’économie locale et notre patrimoine”, a indiqué la sénatrice Alexandra Borchio Fontimp, également présidente de Côte d’Azur France Tourisme.
🌼 Mimosa à l’honneur au #SIA2026 : le Département des @AlpesMaritimes , le Département du @Var, avec @VisitCotedazur et @VarTourisme , mobilisés pour valoriser cette filière emblématique.
— Côte d’Azur France Tourisme (@ProCotedazur) February 23, 2026
Au cœur des échanges : la Route du Mimosa (130 km de Bormes-les-Mimosas à Grasse) et ses… pic.twitter.com/bJvPqNzAiW
Mais pourquoi une telle démarche ? Les élus et les producteurs expliquent vouloir protéger la fleur face aux nombreuses contrefaçons, mais aussi consolider ses retombées économiques notamment sur l’hébergement, la restauration et le commerce local.
En clair, l’appellation IGP permettrait de certifier l’origine du mimosa et de le protéger de la concurrence déloyale. Elle joue aussi un rôle économique et culturel essentiel en donnant aux producteurs les moyens de mieux valoriser leurs récoltes face à la concurrence, de préserver des savoir-faire locaux et de lutter contre les usurpations de nom. Pour le consommateur, ce label européen offre une garantie d’authenticité, de traçabilité et de qualité, tout en liant clairement le produit à son territoire.
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Aujourd’hui, cette filière agricole reflète les savoir-faire de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur dans la gastronomie, l’artisanat, la parfumerie ou la décoration, fédérant plus de 200 produits et des dizaines d’entreprises locales. De quoi largement contribuer au rayonnement du territoire bien au-delà de ses frontières.

