Ce lundi à midi devant l’hôtel de ville de Cannes, de nombreux habitants ont répondu à l’appel du maire David Lisnard pour dénoncer les violences urbaines survenues ce week-end. En appelant au rétablissement de l’ordre, l’édile a ciblé La France insoumise comme responsable du chaos.
C’est un pays tout entier qui se réveille avec la gueule de bois. Après un week-end marqué par le saccage de bâtiments publics, le pillage de milliers de commerces et les violences contre les forces de l’ordre, l’Association des maires de France, présidée par David Lisnard, a invité les habitants et les élus à se rassembler devant les hôtels de ville ce lundi.
Si de nombreuses villes ont subi de lourds dégâts, aucun incident n’a été constaté à Cannes. Ce qui n’a pas empêché la population de se mobiliser en nombre. Environ 1.500 personnes se sont retrouvées sur le parvis de la mairie à la mi-journée en soutien aux communes touchées par des dégradations. Un moment de solidarité donc, qui a rapidement laissé place à la colère.
David Lisnard veut « rétablir l’ordre face aux groupuscules d’extrême gauche alimentés par LFI »

« Une fois de plus, nous voici réunis dans des circonstances particulièrement douloureuses, difficiles et dramatiques », a d’abord lancé le maire de Cannes David Lisnard, entouré des élus cannois. Si vous êtes ici, c’est que vous n’acceptez pas la fatalité d’une France qui s’effondre ».
Le premier magistrat, également candidat à l’élection présidentielle, a tenu à exprimer son soutien « à toutes les populations meurtries et choquées » par les émeutes de ce samedi 17 octobre. Mais aussi au maire et aux habitants de Limoges, dont la mairie a été incendiée volontairement par des individus. Ainsi qu’à Marseille où des casseurs s’en sont pris aux symboles de la République dans l’hôtel de ville, à Lyon et à bien d’autres villes françaises.
David Lisnard a également tenu à apporter son soutien aux forces de l’ordre : « C’est 2.000 policiers et gendarmes agressés qui sont traités de meurtriers, alors qu’ils sont les victimes des agressions. Mais aussi des fonctionnaires qui se font frapper ».
À l’origine, cette journée du 17 octobre devait rassembler des contestations variées sur le pouvoir d’achat, le prix des carburants ou encore l’éducation. Des revendications vite éclipsées par les violences. « Les manifestants ont le droit de manifester, mais les casseurs n’ont pas le droit de casser. C’est toute la différence ».
L’édile n’a pas hésité à pointer du doigt la responsabilité politique de La France insoumise. « Si on ne veut pas que la République soit une fiction, il faut rétablir l’ordre face à des groupuscules d’extrême gauche alimentés par LFI qui allument des incendies. Ils sont organisés pour détruire, envahir et piller », a-t-il dénoncé.
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Pour le maire, la question migratoire joue aussi un rôle central dans cette crise. Il estime que le pays fait face à « des milliers d’émeutiers dont une grande majorité sont issus d’une immigration récente, qui ne sont ni intégrés, ni assimilés et qui manifestent avec des drapeaux étrangers. Ils n’ont aucun respect de la République française ».
« Nous n’acceptons plus de voir notre pays bafoué, humilié sur la scène internationale. De voir des femmes qui ne peuvent plus sortir le soir dans la rue. De voir des commerçants pillés, saccagés et attaqués », a-t-il déclaré. À chaque étape de violences urbaines, nous voyons monter la vague de destruction. »
